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 ≈ the dark moon, le contexte.

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admin ~ big bad wolf
≈ INSCRIT(E) LE : 01/08/2014
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MessageSujet: ≈ the dark moon, le contexte.   Mer 1 Oct - 16:40


the dark moonit's like a freaking halloween party every full moon.
BEACON HILLS (FERME DES KERNS), AOUT 2014
La sentence était tombée dès que l'appel avait été fait : Stilinski savait déjà ce qu'il trouverait dans la maison une fois qu'il y rentrerait. C'était, à présent, l'appréhension qui pulsait dans ses veines à un rythme effréné : sous l'épais rideau de pluie qui teintait de gris le paysage de Beacon Hills depuis des jours déjà, les morts se multipliaient, diminuant de manière frénétique la population de la ville. Sa ville. Dans un soupir, l'air inquiet calqué sur son visage, le shérif fit signe à ses députés d'avancer avec lui, arme à la main, pour franchir la porte entrouverte de l'habitation des Kerns. Une ampoule vacillante dans les ténèbres les accueillit, éclairant furtivement les traces de sang qui jonchaient le sol, tapissaient les murs. Ses pas le guidèrent d'eux-mêmes, tant le cerveau de Stilinski fut embrouillé par une peur viscérale, une inquiétude plus terrible que jamais. Il savait, il savait que le surnaturel avait bien des visages, mais ce soir, c'était pire que tout. Il revêtait l'apparence d'une gamine, dans sa robe de chambre, le corps lacéré de coups de couteaux, juste à côté de sa mère, abattue d'une balle dans la tête. Des murmures dans la cuisine l'attirèrent et, assis au sol, Brad Kerns fixait le néant de ses yeux blancs. Si blancs. Blancs comme la brume. Un genre de transe, disaient certains, ceux qui avaient déjà assisté à ce genre de phénomène. Quelque chose de pire, de bien pire, savait le shérif. De ses yeux vides, Kerns observa le shérif, plongeant dans les tréfonds de son âme avant de lâcher un sanglot : « Nous l'avons tous mérité. On-on aurait dû le voir venir. On l'a mérité. » Articula-t-il d'une voix pâteuse, profonde. Le sang sur ses mains trouvait son écho sur le sol carrelé, au jaune transformé en pourpre. Et, sans même que le shérif ait pu ouvrir la bouche pour parler, l'homme planta son arme sous son menton pour tirer.

BEACON HILLS (DANS LA FORÊT), SEPTEMBRE 2014
And I heard, as it were, the noise of thunder, one of the four beasts saying, “Come and see.” Then, behold, a pale horse, and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Sur les feuilles mouillées crissaient ses pas ; lents, patients, mesurés. La forêt était plus épaisse, plus sombre que jamais, seuls les plus avisés, les plus fous continuaient de s'y aventurer. Au loin, sous la lumière jaunâtre qui se reflétait à la cime des arbres, des murmures s'éveillaient. Inlassablement, les membres de la Fraternité psalmodiaient leurs paroles, comme des moulins qui ne cessaient jamais de briser le grain. Briser. Détruire. « Tu es en retard. » Remarqua la première à lever les yeux. L'émissaire ne faisait pas partie de son clan, elle posait cependant un regard bien critique sur la bien jeune sorcière dont le visage blanc se dessinait sous l'épaisse capuche de son manteau trempé. « Les repérages prennent du temps, les habitants de Beacon Hills ne sont pas aveugles. » La sévérité glissa dans sa voix, fouettant l'air d'une tension palpable. Tantôt, les manteaux rouges vrillèrent les manteaux noir d'un regard impérieux, soupçonneux. Puis tout s'envola lorsque la silhouette centrale, écrasée par le rideau de pluie, quoique resplendissante cependant, claqua de sa langue contre son palais. Le silence se fit, et tout se figea. « Mes soeurs. Nous sommes rassemblées ici dans un seul but, celui qui a toujours été le notre. Celui qui nous lie tous ensemble. » Chacun de ses mots, savamment détaché du précédent, se ponctuait d'un regard profond, soulignant chaque visage de l'assemblée. « Peu importe d'où nous venons. Sorciers, émissaires. Nécromanciens. Nous nous devons de maintenir l'équilibre, et la seule façon de vaincre le mal, c'est ensemble. » Les autres demeurèrent silencieux ; par ses mots, Mrs Morrell savait déjà qu'elle avait réussi à faire tomber les tensions. Le vent les avait guidés, les éléments les avaient rassemblés : tous avaient gravité à Beacon Hills pour tenter de retenir le mal qui s'y logeait. Unies par ces liens silencieux coulant dans leurs veines, alimentant, renforçant leurs pouvoirs par leur alliance. Toute désunion serait leur échec.
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