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 « Ma traque. Mes règles. [Pv Chris]

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MessageSujet: « Ma traque. Mes règles. [Pv Chris]   Dim 19 Oct - 12:27


Ma traque, mes règles.
Tu le sais pourtant, que tes propos n’y changeront rien.

Elle était une chasseuse. Depuis vingt ans elle apprenait, traquait, tuait. Et sur ces vingt années, la moitié a été passée en adéquation avec le code, l’autre moitié du temps elle n’avait fait qu’obéir à sa propre morale. Le code n’était qu’un ramassis de foutaises qui les mettait tous en danger, quand il était question de surnaturel il n’y avait pas à tergiverser : c’était tuer avant d’être tué. Il s’agissait là du seul précepte qu’elle suivait désormais, la seule règle à laquelle elle se pliait sans broncher. La chasse lui avait trop coûté, ce qu’elle avait toujours pensé être un honneur n’était en vérité rien de plus qu’un fardeau. Au fond, qu’est-ce que ça lui avait apporté ? Un mari, qui lui a été pris bien trop tôt en retour. Et maintenant elle était là, la haine ayant remplacé le sang dans ses veines, la rancœur l’aidant à se réveiller chaque matin et à errer à la recherche de proies chaque nuit. Drathir ne comptait plus le nombre de fois où elle avait songé à tout plaquer, se casser loin de tout ce foutoir pour se contenter d’une vie normale. Elle donnerait tout pour pouvoir le faire, cependant cela lui était impossible car la connaissance était là, accumulée au fil des années, si bien qu’il lui serait désormais impossible de fermer les yeux sur la dure réalité : des montres erraient en ville et attentaient à la vie des citoyens, ou en tout cas menaçaient son existence à elle. La blonde ne pouvait décemment pas fermer les yeux sur ça. Alors elle faisait ce qu’elle savait faire de mieux et cette nuit ne ferait pas exception à la règle. Vêtue de son habituel jean et débardeur, par-dessus lequel l’on retrouvait sa veste de cuir, la psychologue errait dans la forêt, deux pistolets arbalètes en mains. Accroupie au dessus de quelques traces, la blonde ne s’avérant pas encore être assez douée dans ce domaine pour analyser des empreintes en un coup d’œil éloigné, elle s’assure ainsi qu’il s’agit bien des marques appartenant à sa proie du moment. Un jeune homme, de vingt-trois ans à peine, qui avait réussi à fuir Eichen House en même temps que d’autres individus. Un jeune homme qu’elle avait suivi, en tant que patient, pour constater qu’il avait bel et bien une bonne raison d’être dans cet asile de fou. Il n’était qu’un gamin à ses yeux, mais un gamin instable, perturbé, confus, et son séjour à l’hôpital avait peut-être permis de l’éloigner de la société mais cela ne l’avait clairement pas aidé à progresser, malgré ses efforts la blonde avait eu l’impression qu’il ne faisait que s’enfoncer un peu plus dans la folie. Et ce même fou se trouvait désormais dehors, les citoyens innocents se trouvant désormais à sa portée. Car outre sa folie, le garçon avait une autre tare : il était loup-garou. Il n’en fallut pas plus pour qu’elle se décider à le retrouver, bien décidée à l’achever.

Drathir le savait dans le coin, les empreintes trouvées au sol le lui confirmait désormais si bien qu’elle se redressa au plus vite, reprenant sa route, accélérant le pas en ayant constaté qu’il ne se trouvait vraiment plus très loin. Comme à chaque fois qu’elle s’apprêtait à mettre fin à une vie, une vie qu’elle juge loin d’être innocente et donc à plaindre, elle ne pouvait s’empêcher de repenser à son défunt compagnon. Lui, si prompt à suivre le code, une erreur qui lui a été fatale. Seigneur elle aurait tout donné pour mourir à sa place, pour crever sur le champ et le faire revenir à la vie. Elle était l’hérétique de l’histoire, celle qui doutait de leurs règles depuis bien longtemps déjà alors que lui les avait suivi à la lettre, et voilà le prix à payer pour des années passées sur le droit chemin. Ça la rendait folle, cette injustice la bouffait un peu plus chaque jour et si elle se contrôlait suffisamment pour ne plus se plonger dans de véritables tueries sanguinaires, elle n’en restait pas moins sans pitié, suffocante à cause de la haine. Elle ne s’en remettrait probablement jamais, ses coucheries à droite et à gauche ne lui rendraient pas un centième de la satisfaction procurée par Aaron, des années passées à tuer ne seront pas suffisantes pour le venger dignement, et même si elle s’abandonnait à une vie tranquille cela ne remplacerait jamais le bonheur qu’elle avait connu avec lui. Toutefois, la chasseuse se demandait régulièrement si sa façon de se détourner du code ne rendait pas son défunt époux honteux, honteux d’elle. Il n’approuverait probablement pas et elle craignait constamment de le décevoir, où qu’il soit et malgré le fait qu’elle ne soit absolument pas croyante de base, mais son dégoût et son mépris de ces créatures reprenait tout le temps le dessus. Et elle regrettait après, se traitant de tous les noms, jusqu’à la prochaine fois… Mais ce détail, elle se gardait bien d’en parler, oubliant ces mêmes remords en se focalisant sur la haine déversée par la plupart de ses comparses, ces derniers n’approuvant guère ses méthodes. Tout le monde payait le prix que semblait impliquer le fait d’être chasseur, tout le monde perdait un proche et pourtant tout le monde continuait de se plier à ces règlements ô combien bidons qui, s’ils n’avaient pas existés, auraient épargné un grand nombre de vies. Elle ne comprenait pas autrui, et les autres ne la comprenaient pas. C’était peut-être pas plus mal.

Car au moins, là, tout de suite, elle était seule. Personne ne viendrait la juger ou la critiquer comme si elle n’était qu’une enfant. La plupart des chasses de Drathir s’effectuaient en solitaire, pour la simple raison qu’elle ne souhaitait pas voir quelqu’un d’autre imposer ses règles et qu’elle préférait éviter tout conflit supplémentaire : elle se prenait la tête avec suffisamment de personnes, autant éviter d’en rajouter. La blonde se vit toutefois interrompre dans le cours de ses pensées par un bruit infime qui témoignait d’un mouvement un peu plus loin. Faisant entièrement confiance à son instinct, elle ne doutait pas du fait qu’il s’agissait de sa victime du soir aussi s’élança-t-elle en avant, dans un bond. La silhouette du jeune homme qu’elle poursuivait se dessina alors tandis qu’il tentait de prendre la fuite. Tenter. Car déjà le carreau d’arbalète fusait, le doigt de la chasseuse appuyé sur la détente si bien que le trait, destructeur, file se planter dans la cuisse de sa proie. Cette dernière se courbe sur le coup mais c’est loin d’être suffisant, cependant c’était là tout ce qu’elle désirait : le ralentir. La réaction du gamin face à ce premier coup, prévisible, lui permet alors d’ajuster son second tir, bien plus précis encore et qui plus est facilité par la lunette infrarouge intégré à son équipement si bien que le carreau va se ficher dans le talon d’Achille, arrachant cette fois un véritable cri de douleur à sa cible. Cette dernière se retrouve clairement affaiblie, incapable de fuir aussi vite qu’elle le voudrait, et tombe en avant. Quelques secondes après la demoiselle arrivait à sa hauteur et, après avoir glissé dans l’étui dans son dos l’une de ses arbalètes, elle s’empare dans sa poche d’un taser, plantant l’objet dans la peau de l’individu, achevant ainsi de l’immobiliser via l’électricité en le laissant inconscient à ses pieds, refusant de lui laisser le temps de dire quoi que ce soit.  Dans un soupir elle rangea l’objet dans sa poche et fit de même avec sa deuxième arbalète, elle récupère alors un large couteau dans sa botte, jouant avec en le faisant danser entre ses doigts tout en restant accroupie près du jeune homme. Elle le retourne d’ailleurs, observant ainsi les traits de son visage, sans un mot. Un nouveau bruit dans son dos attira toutefois son attention, la contraignant à remettre à plus tard sa mise à mort. Vive, la blonde jette un coup d’œil par-dessus son épaule et tombe finalement sur la silhouette de Chris. Dans d’autres circonstances elle l’aurait accueilli avec le sourire, sauf qu’en cet instant précis elle prévoit déjà la suite des évènements et sait d’avance que ce ne sera pas joyeux. Ce fut pour cela qu’elle soupira avant de s’autoriser tout de même un sourire, diablement moqueur : « Alors quoi tu me suis maintenant ? Sans bouger de sa place, toujours penchée sur le corps immobile mais encore bien vivant, elle reprend alors en jetant un bref coup d’œil à ce dernier. J’adore quand tu t’inquiètes pour moi Chris mais comme tu le vois j’ai la situation bien en main. » Elle ne voulait pas se disputer avec lui, aussi comptait-elle passer sous silence le fait que sa proie du soir était encore une personne innocente, n’ayant mordu ou tué personne, cependant elle savait également qu’elle serait incapable de lui mentir. Elle le respectait trop pour ça.

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MessageSujet: Re: « Ma traque. Mes règles. [Pv Chris]   Mar 21 Oct - 12:13

Ma traque, mes règles.
Drathir ∞ Chris

Chris n’était revenu du Mexique que depuis très peu de temps, et déjà, Beacon Hills semblait grouiller d’évènements tragiques. À croire que son retour n’avait rien apporté de bon. Le chasseur n’était pas superstitieux pour deux sous, il en avait vu assez dans sa vie pour ne plus confondre croyances et réalité. Mais depuis quelques années, Chris était partagé. Aider Scott McCall et sa bande ne lui avait attiré que de la souffrance, et pourtant, il continuait d’aider ce gosse. Parce que, justement, ce n’était qu’un gosse. Et bien qu’il ait passé un accord avec les Calaveras pour que ces derniers laissent Scott et sa ‘meute’ tranquilles, il savait que Beacon Hills était un véritable repère pour créatures surnaturelles, et que d’autres chasseurs viendraient. C’était à ne pas en douter. Voilà pourquoi il décida de sortir de soir-là, bravant le froid mordant d’un mois d’octobre sacrément coriace. Chris s’installa au volant de sa voiture de sa Chevrolet noire et quitta le parking privé de l’immeuble. Si conduire ne lui posait aucun problème, tout autre mouvement tant qu’il nécessitait des efforts le faisait considérablement peiner. Les mois avaient beau avoir passé, sa blessure ne guérissait pas aussi vite qu’il l’avait espéré. Et le pire était qu’il était assez fou — ou masochiste — pour ne pas écouter les conseils de son médecin qui lui avait demandé de ne faire aucun effort tant que la blessure n’aurait pas totalement guéri. Mais Chris était un chasseur, et un des meilleurs dans son domaine. Il ne pouvait pas se permettre de ne faire aucun effort. Surtout quand une partie d’Eichen House avait été détruite suite à une tempête et que l’auteur de la belle cicatrice qu’il avait au ventre était de nouveau en liberté. Chris serra le volant avec force et colère. Retrouver Hale était devenu une de ses priorités, elle l’obsédait, même, mais ce soir, il ne pourrait rien faire face au loup. Pas dans son état. Il avait imaginé des tas et des tas de plans pour coincer l’omega, mais aucun ne semblait réellement de taille à berner Hale. Ce soir, ce n’était que du repérage. Il avait néanmoins toujours sur lui ses fidèles revolvers, ainsi que son arbalète et quelques fusils dans le coffre de sa voiture. On n’était jamais trop prudent.
Il appréhendait un virage lorsqu’une forme qu’il ne connaissait que trop bien traversa la route. Il freina, faisant crisser les pneus de sa voiture sur le bitume, et la Chevrolet décrivit de légers zigzags avant de s’immobiliser complètement. Chris ne perdit pas une seule seconde. Ses sens de chasseur en alerte, il gara son véhicule sur le bas-côté, et en sortit. Il s’empara d’un fusil après avoir caressé ses revolvers du pouce. Le loup qui lui était passé sur le nez avait l’air complètement affolé. Sûrement un évadé d’Eichen House. Il chargea son fusil, puis se dirigea d’un pas décidé vers la forêt, avec la ferme attention de ramener le lycanthrope à l’asile. Il n’appréciait pas vraiment cet établissement et ses responsables, mais c’était le seul endroit capable de garder en lieu sûr et surtout, à l’abri de tout le monde, les créatures les plus dangereuses, ou du moins celles qui pouvaient nuire.
L’obscurité régnait dans les bois, aussi se permit-il d’allumer une lampe, histoire de ne pas tomber dans un ravin. Cela lui permettait également de voir dans quelle direction était parti le fugitif. Son œil aguerri remarqua aussitôt des traces de pas dans la terre humide, parmi les feuilles mortes. Il s’élança sans penser à ses capacités diminuées et aussitôt, il s’immobilisa, plaçant une main sur son ventre en plissant les yeux, tandis qu’un « Putain de merde… » d’une élégance particulière s’échappait d’entre ses lèvres. Il se pencha en avant un moment, puis il se redressa, serrant les dents, pour reprendre sa marche, beaucoup plus lentement. Il dut marcher pendant une bonne demi-heure, s’enfonçant de plus en plus loin dans les bois. Il lui sembla apercevoir l’ancienne maison des Hale au loin, mais il s’en détourna. Un loup était certes un loup, mais il n’était pas assez idiot pour se réfugier dans un endroit qui était comme un bouton au milieu du visage. Ce serait du suicide. Il continua ses recherches, un doigt sur la gâchette de son revolver qu’il gardait en l’air, à sa hauteur, canon vers le ciel. Il entendit soudain des bruits de lutte, ainsi que le sifflement reconnaissable d’un carreau filant dans les airs. Il s’approcha, doucement toujours, s’assurant de faire autant de bruit que possible pour ne pas se prendre un carreau par mégarde. Il vit bientôt deux silhouettes. Celle d’une femme, et celle d’un jeune homme, à plat ventre sur le sol, immobilisé par un carreau dans la cuisse, et un autre dans sa cheville. Chris observa la précision du tir et se tourna vers la jeune femme, qu’il ne reconnut pas de dos mais qu’il reconnut en revanche lorsqu’elle daigna lui demander s’il la suivait. Chris répliqua en poussant un petit soupir, signe de sa soudaine fatigue : « C’est plutôt lui que je suivais. Tu as l’intention de le ramener à Eichen House, j’imagine ? » Il savait très bien que non. Drathir n’était pas connue pour ses excès de clémence envers les lycanthropes. Elle était connue pour ses carnages, pour verser du sang de loup-garou comme l’on verse du vin dans une coupe. Elle n’avait pas toujours été comme ça, mais Chris savait déjà qu’il aurait du mal à la convaincre d’épargner ce loup, ce soir. Drathir était une guerrière, et elle ne s’arrêtait jamais. La jeune femme lui dit alors qu’elle adorait quand il s’inquiétait pour elle, mais qu’elle avait la situation bien en main. Chris s’approcha un peu plus, observant le gamin, et plus précisément les vêtements qu’il portait, beiges, bien que taché de terre et de sang. Il appartenait bel et bien à Eichen House. Il se tourna alors vers Drathir pour répondre : « Il y a bien longtemps que j’ai cessé de m’inquiéter à ton sujet, Drathir. C’est pour lui que je m’inquiète, en l’occurrence. La question est : ai-je raison de m’inquiéter ? » Il avait contourné le garçon, pour se placer face à la chasseuse et tenter de capter son regard.

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MessageSujet: Re: « Ma traque. Mes règles. [Pv Chris]   Mar 21 Oct - 16:10


Ma traque, mes règles.
Tu le sais pourtant, que tes propos n’y changeront rien.

C’était une longue histoire. Cela faisait onze ans qu’ils se connaissaient et sur ce laps de temps, une année entière fut passée en compagnie de son époux à elle et de sa femme à lui. Une année passée à chasser ensemble, en adéquation avec le code, avec leurs idéaux. C’était parfait, cela avait construit les bases d’une relation que la blonde jugeait solide comme le roc, aujourd’hui encore, malgré leurs différences flagrantes. Puis Aaron est mort, la changeant de manière définitive, elle s’était détournée de ces règles stupides et, pendant un temps, s’était détournée du chasseur à ses côtés ce soir. Elle avait repris contact bien sûr et elle confierait sa vie à Chris sans hésiter une seule seconde, elle ne cessait d’ailleurs de l’aider quand lui-même en avait besoin, elle le tenait au courant de ce qu’elle pouvait apprendre et avait également promis de l’aider à attraper Peter Hale. Elle ne toucherait d’ailleurs pas à un cheveu de l’oméga, ne connaissant que trop bien l’importance que pouvait revêtir la vengeance, si bien qu’elle désirait juste le livrer à son compagnon. Pour toutes ces raisons, la chasseuse accordait sa confiance à son interlocuteur. Pour toutes ces raisons, elle l’aidait et se pliait d’ailleurs aux contraintes qu’il pouvait parfois lui imposer, comme le fait qu’elle ne pouvait pas toucher à ce groupe d’adolescents dont il était si proche et, surtout, dont sa fille avait été proche. Drathir le respectait trop pour se permettre de l’obliger à choisir entre ses principes et elle, elle ne voulait pas le mettre dans une situation qu’il jugerait déplaisante ou qui irait à l’encontre de sa manière d’envisager le monde et la traque. C’est pour cela que, cette nuit encore, elle avait préféré partir à la recherche de ce gamin toute seule, parce que c’était mieux pour tout le monde. Pas trop pour le loup étendu à ses pieds c’est sûr, mais qui s’en soucie après tout ? Ce fut donc en demeurant accroupie au-dessus du corps immobile qu’elle attendit quelques secondes après avoir adressé quelques mots à l’homme qui se trouvait dans son dos. La blonde savait d’avance que ça chaufferait entre eux, tout comme elle savait qu’ils passeraient outre. Il lui arrivait de se demander si, un jour, les circonstances feront que leur désaccord sera tel qu’aucun retour en arrière ne sera possible. Elle se demandait pendant combien de temps il parviendrait encore à tolérer ses tueries.

Pas longtemps, probablement, car déjà il reprenait la parole, affirmant qu’il ne la suivait pas elle mais bien le loup. Fronçant les sourcils un bref instant, la chasseuse en vint à se demander brièvement s’il s’agissait ou non de la vérité. Mais pourquoi pas, après tout il avait pu suivre sa proie, il avait pu la croiser alors qu’elle-même avait dû plutôt la débusquer. De toute manière il n’irait pas lui mentir aussi se détendit-elle rapidement, s’autorisant un sourire narquois quand son compagnon supposa qu’elle avait l’intention de ramener sa victime à Eichen House. Ils avaient tous les deux la réponse à cette question aussi la blonde ne s’abaissa pas à répondre, se contentant de toiser sa victime sans un mot, gravant les traits de ce faciès dans sa mémoire. Elle s’efforçait de se souvenir de chaque visage, chaque homme, chaque femme qu’elle avait pu tuer. Le nombre était toutefois trop conséquent et certaines personnes s’effaçaient de son esprit, elle n’y pouvait rien, cela ne l’empêchait pas de se rappeler du nombre de victimes qu’elle a causé, de créatures surnaturelles tuées alors même que d’autres les aurait épargné. Quoi qu’il en soit elle ne put s’empêcher de détourner le visage un bref instant, observant les pieds de Chris tandis que ce dernier la contournait, pour finalement lui faire face. Prenant son temps, la chasseuse fit glisser ses prunelles d’émeraudes le long de la silhouette de son compagnon, s’attardant sur son ventre qu’elle savait encore douloureux, avant de les ancrer dans les siennes. Elle l’écoutait, sans un mot, rassurée par le fait qu’il n’éprouvait plus le besoin de s’inquiéter pour elle –la blonde comprenait qu’il vantait ainsi sa capacité à se défendre- pour finalement soupirer quand il lui demanda s’il avait raison de s’inquiéter pour le jeune homme encore inconscient. Aussitôt la chasseuse se mit à jouer avec son couteau, elle avait été à deux doigts de le planter dans le cœur de sa victime mais recommençait désormais à jongler avec, le faisant tournoyer entre ses doigts. Gardant le silence un bref instant, elle reprit alors la parole, le plus sérieusement du monde.

« Je m’apprêtais à le tuer, oui. Mais tu ne devrais pas t’en inquiéter. Redressant sa lame, elle pointa de loin l’abdomen de son interlocuteur avant de reprendre. Il faudra que tu songes à revoir tes priorités Chris. J’imagine très bien que l’inactivité n’est pas quelque chose dont tu raffoles mais si tu continues comme ça, tu n’es pas prêt de guérir. A toi de voir ce qui t’intéresses le plus : courir à travers les bois pour m’empêcher de flinguer quelqu’un, ou te reposer pour redevenir utile au plus vite. Drathir était sérieuse. Il avait échappé à la mort de très peu, sa blessure était loin d’être superficielle aussi songeait-elle qu’il devrait y prêter un peu plus d’attention que cela. Elle imaginait parfaitement que cela devait le bouffer d’être affaibli de la sorte, de voir que ses capacités ne sont pas au mieux, cependant il n’avait pas le choix. Jouer au con ne parviendrait qu’à le priver de son potentiel plus longtemps encore, or s’il désirait sa vengeance, s’il désirait être utile, il valait mieux pour lui qu’il se remette correctement de sa blessure. Peter Hale n’avait rien d’un bisounours et si son rang d’oméga le rendait moins menaçant, il n’en restait pas moins un adversaire de taille. La jeune femme finit par s’autoriser un sourire moqueur et reprit alors, une lueur amusée au fond des yeux. Je peux jouer les infirmières si tu veux. » Oh il était certain qu’elle tentait de détendre l’atmosphère, elle essayait de retarder l’échéance, le moment où elle tuerait ce gamin alors même qu’il ne le souhaitait pas. Il s’agissait de sa traque, aussi était-il clair dans son esprit que cela impliquait de suivre ses règles à elle. L’opinion de son compagnon ne comptait pas en cet instant, tout comme il n’avait jamais compté à chaque fois qu’elle finissait par planter une lame dans le cœur de ce qu’elle considérait comme étant ses ennemis. Drathir sait cependant que ce stratagème ne fonctionnera pas indéfiniment, qui plus est, elle n’avait pas la moindre envie de passer pour une tueuse sanguinaire aux yeux de Chris. Elle était plus que ça, peut-être pas meilleure mais elle était plus que ça, il le savait et au fond elle espérait que malgré tout il resterait là pour elle. Encore une fois elle se plaisait à penser leur lien solide comme du roc, tout en craignant une fois de plus qu’il ne se brise définitivement. Ce fut pour toutes ces raisons que, dans un soupir, la blonde reprit la parole afin de justifier ses actes et ce fut le sérieux qui tirailla de nouveau les traits de son visage alors qu’elle expliquait :

« Killian Maddon, vingt-trois ans, expédié à Eichen House il y a trois ans déjà. Il a été mon patient et si certains individus ne finissent à l’asile que parce qu’ils sont des créatures surnaturelles, lui, était bien fou. En plus d’être un loup-garou je veux dire. C’est un malade Chris, alors certes je ne l’ai pas vu tuer qui que ce soit dans l’immédiat mais cela viendra, si ce n’est pas maintenant ce sera à la prochaine pleine lune. Elle n’en doutait pas une seule seconde. Il s’agissait là d’un détail à ses yeux, folie ou pas elle l’aurait saigné dans cette forêt sans l’ombre d’une hésitation. Elle ne fournissait cette histoire, véridique, que dans le but d’apaiser les scrupules de son compagnon : elle tuait, certes, sans respecter le code étant donné que le jeune homme restait encore innocent, pourtant sa victime de ce soir restait dingue. Il allait tuer, c’était certain, ce n’était qu’une question de temps. Or Drathir refusait de le laisser en vie, d’attendre d’avoir un cadavre sur les bras pour daigner achever cette saloperie qu’elle lorgnait de nouveau désormais. Fronçant les sourcils, continuant de fixer le dénommé Killian, elle poursuit alors. Tu voudrais que je le ramène à Eichen House ? Tu trouves que cet asile pourri est un rempart efficace ? Toute une aile de l’hôpital a explosé et tout le monde a foutu le camp, j’ai pas le temps de les ramener au bercail ni de conserver l’espoir qu’ils n’en ressortiront plus jamais. Je… Un mouvement, nerveux, de la part de sa victime suffit pour qu’elle s’interrompe dans son discours. Froidement elle sortit de nouveau son taser et expédia une nouvelle décharge au jeune homme, le plongeant de nouveau dans l’inconscience le temps qu’elle se décide à le tuer. Une fois assurée d’être tranquille, elle conclut en relevant les yeux vers son interlocuteur. Ils le méritent tous. T’es peut-être pas d’accord sur ce point mais crois moi au moins quand je te dis ceci : ce gars est un danger public. Ou tout du moins il le sera. » Achevant ainsi son argumentation, la chasseuse espérait qu’il se résignerait, qu’il n’insisterait pas. Elle ne voulait pas se battre pour faire valoir le bien fondé de ses idées, elle ne voulait pas non plus achever le jeune homme sous les yeux du chasseur alors même qu’il lui crierait de ne rien en faire. Et surtout, surtout, elle ne voulait pas avoir à piocher des exemples dans sa vie privée à lui, des exemples douloureux, pour appuyer son discours. Elle ne voulait pas le blesser.


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